






Améliorer votre confort tout en réalisant des économies et en limitant vos rejets de gaz à effet de serre, c'est possible. Des équipements plus efficaces et bien dimensionnés à votre habitation vous le permettront. Le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire, la ventilation, la climatisation et l’éclairage sont les postes à privilégier en raison de leurs besoins conséquent en énergie !
Un chauffage à eau chaude ou chauffage central est un procédé de chauffage dans lequel la chaleur est transportée par des canalisations contenant un fluide (de l’eau, de la vapeur) qu’on appelle "caloporteur", depuis la chaudière ou une sous-station de chauffage urbain jusqu’aux pièces à chauffer. Il est constitutué d'un générateur, d'émetteurs, et d'un régulateur. Le générateur est l'élément qui chauffe l'eau (chaudières, pompe à chaleur), les émetteurs ceux qui la restituent (radiateurs, plancher chauffant,...), le régulateur, l'élément qui pilote l'ensemble (Thermostat).
Puissance et rendement d'une chaudière
La puissance nominale Pn d’une chaudière est la puissance maximale qu’elle peut fournir de façon continue. Elle s’exprime en kilowatt (kW).
Le rendement d’une chaudière traduit son efficacité, c’est-à-dire l’énergie qu’elle peut fournir par rapport à l’énergie consommée. Cette cote indique le rapport (pourcentage) entre la chaleur fournie par la chaudière et l'énergie consommée qui est transformée en chaleur utile. Plus le pourcentage est élevé, plus l'appareil de chauffage est efficace et econome !
Quelques éléments de la réglementation concernant le chauffage central
• La réglementation impose un rendement minimal, si vous installez ou remplacez une chaudière à gaz ou à fioul. Ce rendement est fonction de la puissance de la chaudière installée. À titre d’exemple, le rendement d’une chaudière de 23 KW doit être supérieur à 89 %. Pour une chaudière de 100 kW (petit collectif), il doit dépasser 90 %. Il est important de noter que quelque soit leur puissance, les chaudières basse température et les chaudières à condensation, étanches ou pas, respectent la réglementation.
• En ce qui concerne le réseau de distribution, pour une installation ou un remplacement, les tuyaux situés à l'extérieur ou traversant des zones non chauffées doivent être calorigugés (isolation minimum de classe 2 : l’épaisseur de l’isolant doit être au moins égale à la moitié du diamètre extérieur du tuyau).
• Une mise en place d'équipements de régulation et de programmation est obligatoire lors d'un changement ou d'une installation de chaudière (sauf si sauf si l’installation en est déjà munie.)
Concernant les emmetteurs de chaleur à eau chaude, la réglementation impose le choix de radiateurs pouvant fonctionner à basse température et munis de robinets thermostatiques dans le cadre d'une refection complète.
On mesure l'efficacité d'une Pompe à chaleur grace au coefficient de performance COP C'est le rapport entre la quantité de chaleur qu’elle produit et l’énergie qu’elle consomme, dans des conditions données (Ce coefficient est valable pour une valeur d’essai donnée des températures extérieure (de l’air extérieur, du sol ou de l’eau d’une nappe) et intérieure (là où sont restituées les calories, c’est-à-dire l’air du logement ou l’eau du circuit de chauffage).
Quelques éléments de la réglementation concernant les Pompes à chaleur
• Dans le cadre d'une installation ou d'un remplacement d'une pompe à chaleur, elle doit satisfaire à un coefficient de performance (COP) minimal en mode chauffage de 3,2 aux conditions standard d’utilisation.
• Les pompes à chaleur alimentant un chauffage central à eau chaude sont conformes à la reglementation dans les cas suivants : (pour une température de l'eau chaude du circuit de chauffage de 45°C)
Milieu ou là pompe à chaleur puise les calories
Type de
Pompe à chaleur
en mode chauffageTempérature
extérieure
Air extérieur
AIR-EAU
2,7
7°C
Nappe Phréatique
EAU-EAU
3,2
10°C
Sol (capteurs enterrés à eau)
EAU(Glycolée)-EAU
2,7
0/-3°C
Sol (Capteur entérrés à fluide frigorigène)
SOL-EAU
2,7
-5°C
• Les convecteurs : l’air froid entre par le bas de l’appareil, est réchauffé en passant sur une résistance électrique et ressort par une grille frontale en haut de l’appareil. Ils chauffent surtout l’air de la pièce.
• Les panneaux rayonnants émettent de la chaleur par une large plaque rayonnante protégée par une grille. Cette plaque est chauffée par une résistance. Elle communique sa chaleur aux parois et aux objets de la pièce, qui réchauffent à leur tour l’air ambiant.
• Les radiateurs offrent un bon confort grâce à une combinaison de la convection et du rayonnement. La façade visible de l’appareil produit une température de contact homogène.
• Les radiateurs à accumulation chauffent par rayonnement : pendant les périodes ou le kilowatt-heure est le moins cher, des résistances chauffent un noyau réfractaire. Celui- ci stocke la chaleur nécessaire et suffisante pour la restituer en journée.
• Les planchers et plafonds rayonnants sont d’un encombrement faible car intégrés au bâti. Ils sont plus particulièrement destinés à chauffer des pièces de grande hauteur.
Quelques éléments de la réglementation concernant le chauffage électrique
Dans le cadre d'un remplacement ou d’une installation de radiateurs électriques à action directe (du type convecteur, radiant, etc.) ou à accumulation, ceux-ci :
• doivent être régulés par un dispositif électronique intégré performant,
• doivent présenter au moins 4 niveaux de fonctionnement «confort», «réduit», «hors-gel» et «arrêt»,
• s’ils possèdent d’autres fonctions (soufflante, sèche-serviettes, etc.), celles-ci doivent être temporisées.
Le label performance NF catégorie C satisfait à ces exigences.
Renouveler l'air de votre logement : un impératif !
Pour permettre :
• d' apporter un air neuf et répondre à nos besoins en oxygène ;
• d'évacuer les odeurs et les polluants qui s’y accumulent
• d'éliminer l’excès d’humidité ;
• de fournir aux appareils à combustion l’oxygène nécessaire pour fonctionner sans danger pour
notre santé.
La ventilation est d’autant plus nécessaire que l’étanchéité des logements s’est améliorée, rendant l’évacuation des polluants et de l’humidité plus difficile.
Quelques éléments de la réglementation concernant la ventillation
Dans le cadre de travaux d’isolation des murs de votre logement, la réglementation vous impose de conserver les grilles d’aération existantes, sauf si vous faites installer un autre système de ventilation. Les nouvelles fenêtres et portes fenêtres des pièces principales doivent comporter des entrées d’air, sauf s’il en existe déjà.
La réglementation fixe la consommation maximale admise pour les ventilateurs de VMC installés ou remplacés. Elle est de 0,25 Wh / m3 par ventilateur. Pour plus de précisions, renseignez-vous auprès de votre professionnel.
Apporter du confort par temps chaud, telle est la vocation d’un climatiseur. L'installation du système varie en fonction du type d’habitation, mais aussi du volume à traiter. Il est également possible d' installer des équipements réversibles. Plus économes en tout point, ils diffusent fraîcheur ou chaleur en fonction des besoins.
Le coefficient d’efficacité frigorifique EER traduit l’efficacité d’un système thermodynamique
(pompe à chaleur réversible ou système frigorifique) quand il produit du froid. Plus EER est élevé, plus le matériel est efficace.
Quelques éléments de la réglementation concernant la climatisation
• Dans le cadre d'une installation d'un climatiseur de puissance inférieure ou égale à 12 kW, vérifiez son étiquette énergie : l’appareil doit appartenir aux classes A ou B uniquement.
• Pour les autres climatiseurs, la réglementation impose au coefficient d’efficacité frigorifique EER une valeur minimale en mode froid. Dans le tableau suivant figurent les valeurs de EER exigées pour différents types d’équipement.
EER
minimal
de source
Air-Air
2,8
27°C (Air)
Eau-Air
3
27°C (Air)
Air-Eau
2,6
7°C (eau)
Eau-Eau
3
7°C (eau
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